
Le Pinel, qui a porté l’investissement locatif en France pendant une dizaine d’années, est définitivement terminé depuis la fin de l’année 2024…, mais d’autres solutions de défiscalisation sont encore disponibles aujourd’hui. Tour d’horizon des dispositifs fiscaux intéressants et toujours accessibles aux investisseurs particuliers en 2025.
Le dispositif d'incitation fiscale Pinel, qui fut le a définitivement pris fin le 31 décembre 2024. Malgré sa popularité, ce mécanisme a souvent été critiqué pour son coût élevé et son efficacité considérée comme limitée dans certaines zones. Il permettait des réductions d’impôts allant jusqu'à 21 % du prix d’achat, en échange d’un engagement locatif. Sa suppression représente donc un tournant pour les investisseurs. Si l'absence de remplaçant officiel au Pinel laisse un vide, il existe en réalité un éventail d’autres solutions pérennes pour continuer à réduire son imposition, grâce à l'investissement dans la pierre. Parmi les dispositifs plus ciblés vers lesquels les investisseurs peuvent se tourner, nous pouvons citer :
Parmi les dispositifs plus ciblés vers lesquels les investisseurs peuvent se tourner, nous pouvons citer :
La fin du Pinel incite donc les investisseurs à privilégier des stratégies plus différenciées, favorisant la rénovation et l'optimisation des revenus existants.
Le statut LMNP est une alternative au Pinel particulièrement avantageuse pour l'investissement dans l'immobilier meublé. Il permet en effet d'optimiser la fiscalité des revenus locatifs, en offrant une rentabilité nette généralement comprise entre 3 et 6 %, contre 2 à 4 % pour le Pinel. Pour bénéficier de ce statut, le logement doit être loué meublé et inclure les équipements obligatoires définis par la loi (literie, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, ustensiles de cuisine…).
Deux régimes fiscaux sont possibles :
•Le régime Micro-BIC, qui offre un abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes locatives, si les recettes sont sous un certain seuil. C'est le régime le plus simple, sans gestion des charges réelles ni amortissements. Attention ! Le plafond de chiffre d’affaires passe de 77 700 € à 15 000 € en 2026 (sur les loyers perçus en 2025). Dans le même temps, l’abattement forfaitaire diminue de 50 % à 30 %. Si vos revenus locatifs excèdent 15 000 € sur l’année, vous passerez automatiquement au régime du réel.•Le régime réel, le plus intéressant fiscalement. Il permet de déduire la totalité des charges réelles de l'investissement – les charges récurrentes (taxe foncière, frais de gestion, charges de copropriété…) et les frais initiaux (prix du logement, frais de notaire, travaux…) –, grâce au mécanisme de l'amortissement comptable.
Le principal avantage du régime réel est que l'amortissement et les autres charges peuvent créer un déficit fiscal. Ce mécanisme permet de ne pas payer d'impôts sur les revenus locatifs pendant une durée de 10 à 15 ans, les amortissements « stockés » étant utilisés pour neutraliser les recettes futures.

Programmes immobiliers neufs loi LMNP par ville

Contrairement au statut LMNP, le statut LMP s'adresse spécifiquement aux investisseurs qui font de la location meublée leur activité principale. Pour bénéficier du statut LMP, deux critères stricts et cumulatifs doivent être remplis par le foyer fiscal : les revenus annuels tirés de la location meublée (régulière ou saisonnière) doivent dépasser 23 000 € par an (toutes taxes et charges comprises) et les recettes issues de cette location meublée doivent être supérieures à l'ensemble des autres revenus professionnels du foyer (incluant salaires, retraites…).
Le principal avantage du statut LMP est que, lorsqu'un déficit fiscal est constaté (charges réelles excédant les loyers), il est possible de l'imputer sur le revenu global du foyer fiscal, sans limitation de montant. Si ce déficit n'est pas absorbé, il est reportable pendant 6 ans. C'est une différence majeure avec le LMNP, où le déficit est reportable uniquement sur les bénéfices locatifs futurs. De plus, en cas de vente du bien, le LMP bénéficie du régime des plus-values professionnelles. Si l'activité a été exercée pendant plus de 5 ans et que les recettes restent sous un seuil défini, la plus-value de cession peut être totalement (plafond de 90 000 €) ou partiellement exonérée (seuil de 126 000 €), ce qui rend ce dispositif fiscal très favorable.
Enfin, le LMP permet d'exonérer les logements de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). Un atout majeur pour les investisseurs avec de gros patrimoines !
Programmes immobiliers neufs loi LMP par ville
Le dispositif LLI, lancé en 2014, vise à répondre aux besoins en logement des classes moyennes, ne pouvant prétendre à un logement du parc HLM et confrontées à des difficultés dans le parc privé, notamment dans les zones tendues (A, A bis et B1). Depuis 2024, il est accessible aux particuliers souhaitant investir dans le neuf. Le LLI impose des plafonds de ressources pour les locataires et des loyers encadrés, ce qui leur garantit un accès à des logements abordables. Les investisseurs bénéficient d’un prix d’achat inférieur au marché, grâce à une TVA réduite à 10 % (contre 20 % habituellement), et d’un crédit d’impôt sur la taxe foncière pendant 20 ans, un avantage significatif face aux hausses récentes de cette taxe.
Réservé aux zones tendues, où la demande locative est forte, le LLI limite les risques de vacance locative et sécurise l’investissement. Pour en profiter, les loyers et les ressources des locataires doivent respecter des plafonds et le bien doit être loué comme résidence principale pendant au moins 15 ans. L’investisseur a l’obligation d’acquérir le logement neuf via une SCI (société civile immobilière), quel que soit son régime fiscal (IR ou IS). La SCI souscrit alors le prêt et devient propriétaire. Certains promoteurs facilitent l’accès à ce dispositif, en prenant en charge la création de la SCI et les démarches administratives. Ils simplifient ainsi l’investissement pour les particuliers.

Programmes immobiliers neufs loi LLI par ville