| |
L'Ouest parisien poursuit son développement, d'une façon diverse selon que les communes ont déjà opéré leur mutation ou la commencent. Les prix se situent dans la fourchette haute de l'Ile-de-France, mais la valorisation du bien est assurée.
L'Ouest parisien bénéficie d'une formidable aura : des poumons verts comme le bois de Boulogne ou celui de Ville d'Avray, le parc de Saint-Cloud ou de Sceaux, la forêt de Meudon ; des communes où résident les grands capitaines d'industrie telles Neuilly, Boulogne côté parc ou château, Levallois, les Hauts de Suresnes, Ville d'Avray côté étangs...
A l'origine pourtant, certaines communes devenues chics ne l'étaient pas. Boulogne, c'était surtout Billancourt avec les usines Renault et un parc immobilier attenant d'une médiocre qualité. Levallois était le fief des usines Citroën et Olida. Montrouge, le repaire des imprimeurs... Des villes qui ont montré qu'elles pouvaient saisir des opportunités pour se transformer. Opportunités provenant, la plupart du temps pour celles-ci et pour bien d'autres des Hauts-de-Seine, de la fermeture d'usines et du passage au tertiaire avec l'immobilier d'entreprises jouxtant les logements.
Vingt ans après, les grandes pionnières de ce changement ont complètement changé de profil mais ont aussi donné à d'autres l'envie d'évoluer et de passer du statut de ville industrielle à celui de ville résidentielle. Le changement s'est accompagné de la création de zones concertées de l'amélioration de l'habitat (ZAC) où cohabitent logements, bureaux et équipements urbains, mais aussi de moyens de transports qui ont facilité les relations entre Paris et la banlieue ouest et également entre les diverses communes des Hauts-de-Seine avec, par exemple, le Tram Val de Seine.
Par ailleurs, diverses municipalités ont profité du potentiel d'emploi de la Défense telles Puteaux, Courbevoie, Asnières, La Garenne-Colombes. Au pied de la Défense ou à quelques minutes, ces communes bénéficient d'un très bon maillage de transports en commun, de centres commerciaux et d'un bassin d'emplois fourmillant, mais elles gardent aussi, dans leur centre propre, un caractère villageois avec des petites rues, des boutiques, des squares, des écoles de quartiers. Enfin, d'autres villes, un peu plus éloignées de la capitale mais étant pourvues d'un foncier plus conséquent émergent comme Le Plessis-Robinson ou Gennevilliers.
Boulogne, Levallois, Issy : des valeurs indéniables mais peu de neuf Sur Boulogne, il y a des projets de grande envergure au niveau du logement, de l'immobilier de bureaux, des commerces sur l'île Seguin et le Trapèze, terrains ayant appartenus à Renault, mais rien n'a encore véritablement été bouclé. Pour le moment, les programmes sur Boulogne s'implantent dans le centre : rue d'Aguesseau, proche du métro Jean Jaurès, à la « Villa Antalya »(La Générale de Promotion), les studios de 32 m² se commercialisent à 233 000 euros, les quatre pièces de 94 m² à 610 000 euros et certains 110 m² à 770 000 euros ; rue de la Ferme, plusieurs opérations sont en cours de commercialisation : Au « Carré Design », Nexity vend des trois pièces de 83 m² à 572 000 euros. Dans un autre programme de la même rue, LW Promotion propose des 27 m² à 136 000 euros et des 121 m² à 620 000 euros. Près du pont de Sèvres, à « l'Hélianthe », une copromotion Icade/Sorif, les deux pièces de 46 m² démarrent à 257 000 euros et les trois pièces de 61 m² à 369 000 euros.Levallois, comme Boulogne, construit nettement moins qu'auparavant. Il faut compter au bas mot 6 200, voire 6 700 euros le m² pour les opérations lancées par le groupe Vinci.Sur Issy, la construction est moins distribuée au compte-goutte et les prix s'en ressentent. L'horrible usine d'incinération des ordures ménagères est en voie de destruction et sur tout ce secteur des quais, ce seront environ 1 600 logements qui seront érigés. Plusieurs programmes du secteur Quai d'Issy Rive Gauche, proches de la station Tram Val de Seine et d'établissements scolaires réputés voient le jour : « le Branly » (Sefri-Cime) avec des studios de 20 m² à 110 000 euros, des 2 pièces de 34 m² à 195 000 euros et quelques grandes surfaces comme ces quatre pièces de 87 m² à partir de 440 000 euros ; ou encore « Le Tournelle » où des 42 m² peuvent s'acquérir à 225 000 euros.
Courbevoie, Puteaux : au pied de la Défense Courbevoie n'en est pas à sa première mutation : de cité viticole au début du XVIIIè siècle à cité industrielle spécialisée dans les produits pharmaceutiques au XIXè, elle s'est reconvertie à la fin du XIXè dans la promotion : des bureaux flambant neufs pour les sièges sociaux de grandes entreprises, des logements pour les habitants. Dans le giron du quartier d'affaires de La Défense, la commune ne peut que se développer. Il suffisait que quelques terrains se libèrent pour que les grues arrivent. C'est désormais chose faite notamment dans le nouveau quartier du Faubourg de l'Arche où les promoteurs se disputent la moindre parcelle de terrain. Ce quartier, en totale mutation depuis quatre ans environ, implanté juste derrière la Grande Arche cumule plusieurs avantages : métro et RER au pied de l'Arche, centre commercial des Quatre Temps, université privée Léonard de Vinci et depuis peu, le parc du Millénaire... C'est donc un secteur qui « vit » déjà même s'il faut parfois improviser entre les palissades de chantiers. Nexity commercialise les « Villas des Genêts » avec quelques 90 m² à 545 000 euros mais aussi quelques maisons de ville de 109 à 121 m² entre 710 000 et 785 000 euros. Puteaux bénéficie aussi de l'attrait Défense avec le métro, le RER ou la gare. Comme Courbevoie, la ville a mis à profit la libération de friches industrielles ou artisanales. Mais comme dans les autres villes environnantes, le foncier se raréfie. Moins d'une demi-douzaine de programmes en cours pour lesquels il faut tabler sur environ 5 000 euros du m² comme à la « Villa Rosa » (Ogic), blottie dans la paisible rue Roque de Fillol tout en étant proche du centre. On peut y décrocher des 64 m² à partir de 330 000 euros ou des 102 m² à partir de 530 000 euros. Plus proche du Bois de Boulogne, des 130 m² avec terrasse peuvent s'acquérir à partir de 650 000 euros. Coté Arche de la Défense, au « Clos de l'Arche » (Nexity), il faut tabler sur 200 000 euros pour un 2 pièces, 270 000 euros pour un trois pièces ou 535 000 euros pour un cinq pièces.
Asnières : une vie de village Asnières fut la ville des Impressionnistes et une commune où l'industrialisation vint moins vite que dans les villes voisines de Gennevilliers ou Clichy... De ce fait, certains quartiers furent épargnés par les usines et en profitèrent pour construire des maisons dont il reste encore aujourd'hui quelques beaux exemples. Toutefois, Asnières ne s'est pas contentée de vivre sur son passé et s'est mise à construire modérément, faute de foncier disponible. Desservie par le métro (bientôt prolongé vers le nord), le RER et le train, elle attire des acquéreurs soucieux de garder une vie de village. Ici, pas de grands immeubles ni de tours : les opérations restent à dimension humaine. Reste qu'aujourd'hui, la promotion marque le pas. Deux programmes seulement en toute fin de commercialisation proposent quelques appartements. Un projet, signé Eiffage, devrait sortir prochainement sur les bords de Seine. |
L'envol des Trois Colombes Voici dix ans, personne n'aurait voulu aller habiter dans ces trois communes où l'offre du neuf était rare et qui, en plus, souffraient d'une image médiocre. Depuis, elles se sont nettement améliorées en rénovant leur centre, et mieux encore, elles proposent des opérations de qualité. La commune de Colombes, avec ses 80 000 habitants, est insérée entre Gennevilliers, Nanterre et la Seine. Cet ancien site viticole fut transformé à l'ère industrielle en un immense réceptacle d'entreprises, dopé par la proximité du port de Gennevilliers. Revers de la médaille : les implantations d'usine lui avaient davantage donné l'air d'une cité ouvrière que résidentielle. Toutefois la fermeture de quelques usines a donné lieu à des friches industrielles qui font désormais le bonheur des promoteurs, et ce d'autant plus que toutes les communes situées dans un rayon de 10 kilomètres autour de Paris attirent de plus en plus d'acquéreurs. Ces derniers ont le choix entre une demi-douzaine de programmes disséminés entre le centre, le quartier des Vallées et celui de l'Europe. En cœur de ville, face à la mairie et à 300 m de la gare, une petite résidence de 27 appartements, « les Terrasses Fleuries » (Sepimo) propose quelques quatre pièces à partir de 350 000 euros hors parking. A moins de 5 minutes à pied de la gare de La Garenne-Bezons, le « clos des Erables » (Groupe Gambetta) dispose encore de quelques appartements dont un beau trois pièces avec 12 m² de balcon à 239 000 euros. Enfin, Icade propose le « clos d'Alembert » doté du label Qualitel où les studios démarrent à 148 320 euros, les cinq pièces à 366 000 euros. On y trouve même quelques maisons à partir de 291 500 euros. Située entre Colombes et Courbevoie, la Garenne-Colombes cumule un certain nombre d'avantages : un urbanisme maîtrisé, un centre-ville qui a gardé son aspect village et des espaces verts importants, de l'ordre de 240 hectares, qui attirent une clientèle d'acquéreurs et de locataires qui font grimper le nombre de Garennais : 24 100 habitants en 1999 et 25 000 en 2005. Les Parisiens travaillant dans le pôle Défense ne sont pas les seuls intéressés. Les Franciliens oeuvrant à Cergy-Pontoise apprécient également cette commune tranquille à proximité de l'A 15 d'un côté, et de Paris de l'autre. La ville ayant toutefois énormément construit ces dernières années, le rythme de lancement des opérations neuves se calme. Enfin, adossée à Asnières, Bois-Colombes est la petite commune qui monte. Au Rond-Point de l'Europe, sur le site de l'ancienne usine Hispono-Suiza, Sefri Cime poursuit la commercialisation du quartier Monceau sur près de 3 hectares de parc public. Quelques maisons de ville en plein cœur de ce nouveau quartier vont être prochainement lancées.
Gennevilliers : le grand virage Bien que située dans le département des Hauts-de-Seine, la commune de Gennevilliers souffrait d'un déficit d'image auprès des non-résidents alors que ceux qui y vivaient en appréciaient les facilités de transport (métro ligne 13, RER C) et le niveau des loyers, mais regrettaient aussi la qualité de vie et de l'environnement et le manque d'activités culturelles et sportives. L'opération « Coeur de Seine » va redorer le blason de la ville et la hisser progressivement au rang des localités attractives du département. Il faut dire que le projet est de taille puisqu'il prévoit, sur plus de 12 hectares, un pôle tertiaire de 150 000 m², un espace résidentiel de 100 000 m² (soit 2 000 lots) avec des logements en accession et en location, des équipements (piscine, salles de sports, crèche, collège) et des commerces ( 5 000 m²) en pied d'immeubles, sans oublier un parc de 2 hectares qui va jouer le rôle de lien végétal entre les immeubles de bureaux et ceux des logements. Pour mettre en œuvre cette opération, la ville et la société d'économie mixte (Semag 92) ont fait appel à Nexity et à ses trois structures : Nexity Villes et Projets, Nexity Sari et Nexity Apollonia. Ce nouveau quartier « Coeur de Seine » est, au niveau des logements, davantage orienté vers les primo-accédants qui « s'ancrent » dans la ville que vers les investisseurs qui louent et dont les locataires déménagent assez rapidement. Mais rien évidemment n'empêche les investisseurs de se positionner sur des petites surfaces de 29 m² proposées à 110 800 euros ou de 34 m² à 140 000 euros. Pour habiter, quelques beaux quatre pièces de 110 m² sont disponibles à partir de 360 000euros et quelques cinq pièces de 105 m² à 365 000 euros. |
Le sud en plein développement avec Montrouge, Le Plessis-Robinson Depuis bientôt quinze ans, Montrouge est en pleine transformation. Cette commune où de nombreuses friches industrielles ont été désaffectées en a profité pour construire des logements, des bureaux et des équipements urbains. Le métro, longtemps promis, arrive, sans oublier le passage du tramway dans le XIVè qui va améliorer la fluidité des transports au sein de la commune. Malgré des milliers de logements érigés, la fièvre bâtisseuse s'empare encore de la ville. Des programmes réalisés par Vinci, Sepimo et Windsor, Pitch promotion et Nexity quadrillent la commune. Rue d'Estienne d'orves, en plein centre, la « villa Azul » décline des trois pièces de 64 m² à partir de 352 000 euros, des quatre pièces de 94 m² à partir de 465 000 euros et quelques cinq pièces de 137 m² à partir de 814 000 euros. Vanves ne s'est pas développée aussi grandement, mais régulièrement, quelques programmes de qualité apparaissent comme la « villa des Lavandières » (Vinci Immobilier-RD Promotion) où des deux pièces s'échangent à partir de 264 000 euros et des quatre pièces à partir de 502 000 euros. Antony poursuit tranquillement son évolution entreprise voici une bonne dizaine d'années. Quelques programmes proposent des trois pièces entre 276 000 et 295 000 euros et des quatre pièces entre 306 000 et 336 000 euros. Mais le plus grand chantier en cours est celui du Plessis-Robinson avec un millier de logements à construire et à vendre en secteur libre sur un même site, aux portes du centre de la ville, la Cité-Jardins, sur des terrains de la fameuse Cité-Jardins édifiée par Henri Sellier dans les années 20. A terme, ce seront au moins 2 500 habitants qui viendront grossir la ville, rien que dans ce quartier. En plus des logements, s'implanteront sur ces 21 hectares, 6 000 m² de commerces et le marché couvert, des équipements publics (crèche, halte-garderie, bureau de poste, salle de spectacles), des espaces verts, un cours d'eau et des sentiers piétonniers entre les résidences. Tous les promoteurs ou presque sont sur le terrain : Sogeprom, Vinci Immobilier, Eiffage, Foncia Construction, Bouygues, Bouwfonds Marignan, Eiffage, Kaufman et Broad, Les Nouveaux Constructeurs, Cogedim... Un prix moyen, toutes réalisations confondues à 4 400 euros le m². Les 4 800 euros le m² sont dépassés dans les meilleurs emplacements.
Meudon, Saint-Cloud, Ville d'Avray : un ballon d'oxygène On y construit avec parcimonie pour garder de l'espace et de la chlorophylle. En fonction de l'emplacement du programme, de ses prestations et de la surface de l'appartement, les prix évoluent. A Meudon, proche de l'île Saint-Germain, les trois pièces se vendent autour de 342 000 euros alors qu'à Meudon-la-Forêt, moins coté en raison de certains quartiers sensibles, ils oscillent entre 215 000 et 252 000 euros. A Saint-Cloud, on trouve des programmes confidentiels signés Interconstruction, Groupe Accueil ou Bouygues Immobilier. Dans la résidence « Le Régent » tout juste lancée, des quatre pièces sont proposés à 455 000 euros et des cinq pièces à 650 000 euros. A Ville d'Avray, « le Mesnil d'Avray », des cinq pièces se négocient à partir de 738 000 euros : moins chers que certains appartements parisiens avec les étangs et le parc de Saint-Cloud en supplément.
Elisabeth Lelogeais |
|
|