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Une bulle de chlorophylle aux portes de Paris avec forêts et golfs, une vie ludique avec Disneyland mais aussi bâtisseur avec deux grandes villes nouvelles qui alimentent abondamment le marché, le département de la Seine-et-Marne séduit acquéreurs et investisseurs en quête de qualité de vie dans une maison à des prix encore raisonnables.
La Seine-et-Marne fait partie des départements de la grande couronne parisienne. Un secteur frisant les 6 000 kilomètres carrés (49 % de l'Ile-de-France) et une population de 1 260 000 habitants, soit une densité tout à fait raisonnable de 213 habitants par kilomètres carrés. Mais outre l'espace que les habitants peuvent goûter, le département est riche de lieux faisant référence à l'Histoire comme Fontainebleau, Vaux-le-Vicomte, Meaux... la peinture avec l'Ecole de Barbizon, l'archéologie avec le site de Châteaubleau. Ce qui ne l'empêche pas de se projeter vers l'avenir avec le parc Disneyland ni de s'intéresser au développement durable avec le projet adopté Disney /Pierre et Vacances pour réaliser des résidences de tourisme, entre autres, dans un contexte de qualité environnementale. La maison y tient également un bon rang avec un habitat individuel qui, selon l'agence nationale pour l'information logement, (Anil), représente 35 % des ventes.
Melun, une préfecture avec des maisons neuves
Longtemps privée de construction de logements, la préfecture de la Seine et Marne, avec ses 40 000 habitants dont 26 % de moins de 20 ans, peut avoir, actuellement, le sourire. Affichant une petite dizaine de programmes neufs en cours de commercialisation, signés Arcade, Promo Real, Windsor, Sépimo... avec une dominante en appartements dans une gamme de prix évoluant entre 2 600 et 3 400 euros le mètre carré selon le quartier, la surface de l'appartement, l'environnement, la desserte par les transports en commun (RERD, réseau SNCF). Dans les réalisations signées Windsor, Sogeprom Habitat, Arcade et Promoreal, les deux pièces de 42 m2 démarrent à 133 000 euros et les quatre pièces de 75 m2 évoluent autour de 225 000 euros. En maisons, la « villa Liberté » (Sepimo-Windsor) décline des unités de 4 et 5 pièces à acquérir entre 220 000 et 270 500 euros. Pour meubler la maison, pas d'inquiétude, un grand centre commercial entièrement dédié à l'équipement de la maison permet de s'équiper à prix très concurrentiel.
Des sous-préfectures plus ou moins constructives en individuel
Parmi les diverses sous-préfectures du département, Meaux endosse le rôle de la commune la plus active. Longtemps considérée comme parent pauvre par rapport à Fontainebleau ou Provins malgré un centre historique tout à fait remarquable, Meaux a souffert de la mauvaise notoriété de certains quartiers. Actuellement, cette image négative se gomme pour laisser place à des pans entiers de quartiers qui se reconstruisent, autour du parc Chenonceaux, de l'étang aux cygnes, de la grande île... Les prix fluctuent bien évidemment en fonction des secteurs, de l'emplacement, de l'environnement, de la qualité de la construction et se situent entre 3 200 et 4 000 euros le m2 pour des appartements signés Propria (filiale de Constructa), les Nouveaux Constructeurs, Terrralia, Nexity, Promogim, Bouwfonds Marignan... A titre d'exemples, on peut décrocher un 72 m2 à 292 000 euros, un 40,38 m2 pour 142 000 euros ou une maison de ville de 90 à 110 m2 à partir de 296 000 euros. Sur Fontainebleau, autre sous-préfecture, rares sont les programmes. Et pourtant, en plein cœur de ville, face au parc du château, « l'Orée du parc » (Ogic) décline trois petits immeubles de deux étages. On y trouve des appartements du studio aux 5 pièces, de 35 à 106 m2, entre 144 000 et 465 000 euros. Même scénario à Provins où un seul programme, la « résidence Thibaut de Champagne » (groupe Stradim) décline quelques trois pièces de 64 à 66 m2 entre 168 000 et 171 000 euros.
Une kyrielle de petits villages
Le charme de la Seine-et-Marne, ce sont ces petits villages briards qui fleurent bon la campagne tout en étant desservis par le RER ou par la SNCF A ce titre, des communes comme Crecy-la-Chapelle, Gretz Armainvilliers, Liverdy-en-Brie, Montereau-Fault-Yonne, Oissery, Ozouer Le Voulgis, Pomponne, Saint-Mammes, Tournan en Brie, Vaires sur Marne... voient leur village ancien se prolonger par des quartiers neufs qui font d'ailleurs revivre les vieux bourgs en amenant une clientèle de jeunes couples à la recherche d'appartements ou de maisons à prix attractifs.
Il faut en moyenne prévoir 250 000 euros pour 90 m2 en appartement. Et pour une maison de 80 à 110 m2, de 265 000 euros à 300 000 euros. A titre indicatif, citons à Pomponne, une maison de 102 m2 avec 150 m2 de jardin, commercialisée par Foncia Marne Europe à 290 000 euros ou des appartements à Montereau Fault Yonne, à deux pas de la Collégiale, dans le programme « la villa des Berges » (Icade Capri) où les 4 pièces de 74 à 91 m2 s'acquièrent entre 203 900 et 256 100 euros. Et dans les surfaces plus restreintes, pour jeunes couples ou pour investisseurs, le prix des 2 pièces de 37 à 51 m2 évolue entre 135 000 et 180 700 euros.
Villes nouvelles : les gros gisements de maisons
La Seine-et-Marne est l'unique département où se côtoient deux villes nouvelles, Marne-la-Vallée et Sénart, et où les multiples communes qui s'y rattachent, s'efforcent d'être bâtisseuses. Marne-la-Vallée, c'est l'avant-dernière née des villes nouvelles de la région parisienne. Un déploiement gigantesque qualifié, à juste titre de tentaculaire : 26 communes s'y étirent d'ouest en est sur 22 kilomètres et accueillent 250 000 habitants ; plus d'un million de mètres carrés d'immobilier d'entreprises avec bureaux, locaux d'activités, parcs technologiques qui abritent plus de 100 000 emplois ; deux parcs de loisirs signés Disney, seuls en Europe, qui attirent des milliers de touristes et induisent des milliers d'emplois ; des milliers de logements, appartements et maisons, résidences étudiantes et de tourisme destinés à des acquéreurs ou à des investisseurs... et quelques belles réserves d'espace rural pour garder des ballons d'oxygène à quelques encablures de Paris. La ville nouvelle est d'ailleurs le principal pôle de construction du département. Désormais, en effet, l'essentiel de la production se concentre sur le Val d'Europe. Les prix continuent à évoluer, comme sur l'ensemble de la région parisienne, mais avec une croissance à un chiffre, pour afficher une valeur moyenne de 3 300 euros le m2.
Après les secteurs I et II, portes de Paris et Val Maubué, quartiers pionniers de la ville dans les années soixante-quinze à quatre-vingt, le secteur III, Val de Bussy, s'est fortement développé dans les années quatre-vingt et notamment la commune de Bussy. En près de 20 ans, des milliers de logements y ont été érigés en appartements ou en maisons. Avec prédominance des maisons qui constituent plus de 50 % des logements. Et prédominance des propriétaires qui sont 80 % des habitants de la commune. Des milliers de mètres carrés ont été aussi affectés à l'immobilier d'entreprises, bureaux, locaux d'activités et parcs high-tech. Bussy, c'est aussi un environnement verdoyant. Avec un golf reconnu, des étangs, des forêts, un parc urbain de 40 hectares, des châteaux, des anciennes fermes briardes... Sans oublier des équipements urbains de qualité : crèches, écoles maternelles et primaires, collèges et lycées. Sur Bussy, peu de programmes neufs en cours, le foncier ayant été sérieusement exploité.
On peut toutefois y décrocher un programme de maisons, face au futur parkway, le « Charmensay » (Bouwfonds Marignan Ile-de-France), de 127 à 188 m2 entre 398 000 pour des cinq pièces et 429 000 euros pour des six pièces.
Le val d'Europe constitue le secteur IV de la ville nouvelle et forme une véritable ville dans la ville. C'est le plus récent et celui qui est en pleine effervescence. C'est aussi celui qui la tire vers le haut tant en terme d'aménagement que de développement urbain. Le lancement du premier parc à thème de la Walt Disney Company au début des années quatre-vingt-dix et du second pour l'an 2000 a profondément dopé le secteur et induit d'énormes infrastructures : prolongement de la ligne RER, ouverture d'une gare TGV, ouverture d'un des plus grands centres commerciaux d'Europe, construction d'hôtels... et de logements. Première destination des Européens, les parcs de loisirs ont incontestablement des retombées sur l'économie locale de l'est francilien : 20 000 emplois, 20 000 habitants. Pour continuer sur cette forte lancée, un projet touristique de très grande envergure est abordé par le groupe Pierre et Vacances et par Euro Disney SCA sur les « villages nature » basés sur la détente, l'environnement, les activités sportives et de loisirs. Avec, bien sûr, des programmes immobiliers qui vont de pair. Le Val d'Europe, c'est aussi et actuellement d'abord un immense quartier formé de communes où l'on vit bien et qui se nomment Magny-le-Hongre, Serris, Montevrain, Chessy, Bailly-Romainvilliers. Chessy se trouve au plus près de Disneyland Paris et offre plusieurs programmes collectifs qui tournent, en prix moyen, à 3 200 euros le m2. Sur la commune de Serris, où arrive le RER, où est ouvert le fameux centre commercial et où est implantée la médiathèque, c'est le quartier du parc (11 hectares) qui suscite l'enthousiasme pour son calme tout en étant à quelques pas des écoles, de l'université, des commerces, des équipements de quartiers et du RER. Mais la construction y est désormais rarissime. Dans la partie nord-est du cœur de ville de Serris, autour de la place de Toscane qui accueillera l'Hôtel de Ville, plusieurs opérations animent le quartier. Par exemple, la « Cité des Arts » (Bouwfonds Marignan Ile-de-France) où les 3 pièces de 76 m2 se vendent à partir de 262 600 euros et les 4 pièces de 90 m2 à 287 400 euros. Pour des surfaces plus petites, l'acquéreur ou l'investisseur peut visiter la « villa Médicis » (Promogim) avec des 2 pièces de 40 m2 à 176 000 euros et des 3 pièces de 54 m2 à 211 000 euros.
Les communes de Magny-le-Hongre et de Montévrain jouent aussi la carte de la verdure. A Montévrain, il existe des zones vertes préservées comme le bois du Loselet, le parc urbain des Frênes et le parc du Bicheret. C'est à proximité de ces espaces verts et au cœur d'un domaine de 3,5 hectares que le promoteur Hermitage lance « les allées de l'Hermitage » : 300 logements vont y être construits avec une grande place réservée à l'espace végétal, la circulation des voitures se faisant en sous-sol.
Il a également été créé un parcours santé, un mail central... les prix évoluent de 3 600 à 4 500 euros le m2 pour des surfaces allant de 36 à 83 m2 mis en vente entre 163 000 et 315 000 euros. Adossées au parc du Bicheret, deux résidences conçues par le groupe Saint-Germain : « Park Victoria » et « Louis de Vion » : les deux pièces de 41 à 46 m2 s'échangent entre 275 200 et 299 200 euros, des 4 pièces de 78 à 81 m2 entre 275 200 et 299 200 euros, et un 113 m2 à 442 000 euros. Sur la commune de Magny-le-Hongre, plusieurs programmes respectant l'architecture briarde du vieux village et le choix entre maisons et appartements. Côté maisons, les « villas du fairway » (CFH) avec séjours cathédrales, family room...et vastes jardins pouvant aller jusqu'à 1 200 m2. Les maisons offrent de belles surfaces, de 153 à 195 m2 à des prix qui s'échelonnent entre 475 000 et 710 700 euros. A « l'Intemporelle » (Icade-Capri), des surfaces plus petites, quatre et cinq pièces, se vendent aussi moins chers, entre 263 700 et 344 100 euros. Et au domaine du Mesnil » (Nexity domaines), c'est au bord d'une coulée verte que s'égrènent des maisons de 75 à 128 m2 proposées entre 275 000 et 448 000 euros. Côté appartements, il faut tabler sur un prix moyen de 3 400 euros le m2.
Sénart, la dernière des villes nouvelles de la région Ile-de-France reste toujours loin derrière Marne-la-Vallée en terme de production de logements. Mais la qualité de vie est un argument phare.
D'ailleurs, l'établissement public a toujours été précurseur en matière de développement durable. Sénart fut en effet la première agglomération francilienne à avoir mis en place une charte de qualité environnementale pour ses parcs d'activités. Et depuis deux ans, elle commence à généraliser la certification Cerqual « Habitat et Environnement » à tous ses programmes neufs. L'accent continue d'être mis sur l'éco-construction mais la ville veut encore aller plus loin en mettant en place une réflexion avec les maîtres d'ouvrage pour aboutir à la mise en œuvre de nouvelles exigences environnementales. C'est ainsi que le groupe Arc a été retenu pour l'attribution d'un programme de 40 maisons individuelles, « les Magdeleines » dans le quartier du Mont-Blanc à Savigny-le-Temple : Monomur terre cuite pour l'isolation, larges baies vitrées et séjours traversants pour bénéficier de la lumière naturelle et économiser l'énergie, chauffage au gaz, capteurs solaires pour les maisons les mieux orientées, tri des déchets, emplacement pour vélos, jardins privatifs de 180 à 637 m2 et des surfaces habitables de 88 à 119 m2. Le tout proposé à prix attractif, entre 213 000 et 311 000 euros avec, en outre, économies d'énergie assurées. Les autres programmes du secteur ne sont pas encore aussi pointus en terme de développement durable mais offrent aussi des prix raisonnables : au « domaine Désirée Clary » (First-Avenue), il faut compter entre 285 000 et 308 000 euros pour des maisons de 100 à 116 m2. Sur cette même commune, les promoteurs tels Gambetta, Sogeprom, Promex, Gill Promotion, Artenova... proposent également des maisons de 4 à 5 pièces entre 230 000 et 265 000 euros.
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Un placement encore méconnu
Posséder sa maison, c'est le rêve des Français. A défaut d'en être propriétaire, la location est possible. Et pour pouvoir louer dans le secteur libre, il faut des investisseurs privés qui se positionnent sur ce produit. Ce dernier possède d'ailleurs de bons atouts : une demande supérieure à l'offre et qui assure donc à l'investisseur un locataire et des revenus fonciers ; des locataires qui sont en famille ou désirent fonder une famille et donc moins de rotation qu'en appartement ; et des locataires qui « s'approprient » la maison et qui l'entretiennent comme si cette maison était leur propriété. Ce qui induit une absence de dégradations et autres travaux importants.
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Maisons groupées et maisons en diffus
Les maisons groupées dites aussi en village peuvent être mitoyennes, en bande ou totalement séparées et sont construites par des promoteurs constructeurs qui agissent en tant que maître d'ouvrage de l'opération et qui construisent sur des terrains qu'ils ont achetés et viabilisés. A l'opposé, dans le secteur diffus, la construction se fait sur une parcelle isolée par un constructeur et l'acquéreur aura auparavant acheté son terrain.
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Eco-tourisme et immobilier
Voici plusieurs années que le projet « Villages nature » monté en partenariat avec Pierre et Vacances et Eurodisney, deux grands acteurs du marché touristique, était annoncé sur Marne-la-Vallée. Depuis les tractations se poursuivent dans une bonne voie et ont bien avancé avec la signature, en février 2007, d'une lettre d'intention signée entre les Pouvoirs Publics, EuroDisney et Pierre et Vacances confirmant l'intérêt et le soutien porté par l'Etat à ce projet novateur qui pourrait générer jusqu'à 9 000 emplois. Ce que l'on connaît actuellement, c'est l'esprit du projet. Les deux partenaires ont, en effet, pour ambition de créer un nouveau concept, « les villages nature » déclinés autour de quatre thèmes : la qualité de vie, la santé, la nature et l'environnement. Ce projet, implanté sur 560 hectares au sud de l'autoroute A4, se veut un espace touristique célébrant la détente et la convivialité autour des thèmes de l'eau, de la terre, du sport et de la forêt. Quatre villages seront ainsi proposés, pourvus d'équipements d'accueil et de loisirs permettant la pratique d'activités sportives, ludiques et éducatives ou encore de remise en forme et de bien-être. Pour préserver l'environnement et l'enrichir, la surface construite sera seulement de l'ordre de 10 %, les 90 % restants demeurant des espaces naturels.
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