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Entretien avec Pascale Henry, directrice commerciale Paris Ile-De-France de BOUWFONDS MARIGNAN
SeLoger Neuf : Dans le groupe Bouwfonds Marignan, quel poids représente la région Paris Ile-de-France
Pascale Henry : En matière de logements, cette région représente 36 % du CA des réservations, 26% en nombre de réservations, 15 % des effectifs et 50 % du chiffre d'affaires du groupe. Sachant que le groupe, présent sur presque tout l'hexagone, réalisera cette année près de 3 000 ventes et qu'il emploie 300 personnes. Et à l'instar de notre marché national, il est présent sur divers segments de marché, le logement où le collectif qui domine en raison de manque de foncier, mais tout de même quelques maisons groupées, ainsi que l'immobilier d'Entreprise ; et la première résidence « seniors » du groupe en Seine-et-Marne à Oissery, commune où l'on construit également en prolongement de cette opération un programme classique en collectif et maisons.
SeLoger Neuf : Sur cette importante région Ile-de-France, êtes-vous plus présent sur tel ou tel département ?
Pascale Henry : Nous sommes présents sur tous les départements de la région. Depuis deux ans, nous avons réorganisé tout ce secteur en quatre agences, chacune ayant en charge deux départements. Dès lors, nous arrivons à un maillage plus serré de la région et nous pouvons étendre nos investigations tant sur des terrains appartenant à des personnes privées que sur des charges foncières développées par des collectivités locales et aboutissant à des opérations d'aménagement. Nous pouvons aussi quadriller plus largement la région et aller sur les franges lointaines de l'Ile-de-France, celles qui bordent les autres départements. Par exemple, nous lançons à Epernon, dans l'Eure et Loire, un programme qui draine une clientèle venant de Rambouillet et de Chartres.
SeLoger Neuf : Et comme autres réalisations ?
Pascale Henry : Dans Paris, nous avons, dans le XIXème, passage de Melun, une copromotion avec Kaufmann et Broad et une autre opération dans le XVIIIème, rue Clignancourt. Et quelques projets dont un dans le XVème. Mais dans la capitale, le foncier reste toujours une denrée rare et atteint donc des prix faramineux. Ce qui explique que notre groupe comme les autres d'ailleurs, sillonne les communes des autres départements. Dans les Hauts-de-Seine, nous sommes, par exemple, sur Asnières dans la zac « Quartier de Seine » et sur la Garenne-Colombes. En Seine Saint-Denis, nous sommes implantés sur Saint-Denis, Montreuil, Bobigny, le vieux Sarcelles, Sevran. En Val de Marne, au Plessis Trévise. En Val d'Oise, à Deuil La Barre, Vauréal, Sannois. Dans les Yvelines à Saint-Cyr-l'Ecole et à Jouars-Pontchartrain, en Essonne aux Ulis et à Wissous... Bref, nous sommes présents sur toute la région. Tant en collectifs qu'en maisons.
SeLoger Neuf : Quel est le profil de la demande en matière d'acquisition ?
Pascale Henry : Nous avons deux types de demandeurs. D'une part, les primo-accédants qui recherchent le plus souvent des petites surfaces. Et d'autre part, les grandes familles et les familles recomposées qui visent de grands appartements ou de grandes maisons. Il y a donc tous types de besoins auxquels il faut répondre par une offre multiple de produits.
SeLoger Neuf : Et en matière de placement, les investisseurs répondent-ils toujours aussi présents ?
Pascale Henry : En 2006, en Ile-de-France, les investisseurs alimentaient 43 % de nos ventes. Au premier semestre 2007, ils représentent 26 % de nos ventes et je crains donc que nous ayons une légère baisse par rapport à l'année précédente. Les bonnes performances de la Bourse en début d'année avaient probablement attiré un certain nombre d'investisseurs. Mais actuellement, compte tenu des turbulences monétaires et des secousses boursières, certains devraient retrouver le chemin de la pierre.
SeLoger Neuf : On parle beaucoup de « ralentissement de la hausse ». Percevez-vous ce mouvement en Ile-de-France ?
Pascale Henry : En Ile-de-France comme ailleurs, l'augmentation à deux chiffres est derrière nous. Depuis le début de l'année, les prix augmentent de 1,5 à 2 %, ce qui devrait conduire à une hausse annuelle de 4 à 5 %, contre 7 à 8 % en 2006 et 11 % en 2005. De nombreuses municipalités, notamment en Seine-Saint-Denis, pratiquent une politique de maîtrise des prix. Certes, il peut y avoir quelques niches sporadiques où la hausse dépasserait les 5 % mais cela devrait relever de l'épiphénomène. Elisabeth Lelogeais
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